Les 100 premières années de l’histoire de l’entreprise sont ponctuées de petites anecdotes. « Des histoires, je pourrais en raconter », tels sont les mots que de nombreux témoins de l’époque ont prononcés en guise de préambule à leurs interviews pour la chronique de GKD. Des histoires comme celle de Gerard Daniel, un partenaire commercial allemand émigré aux États-Unis, qui était toujours accueilli à Mariaweiler par Aline Kufferath, l’épouse du fondateur, avec du saumon et du riesling de Moselle. Ou encore les histoires où une équipe de dix personnes en Chine, pendant le Covid, s’est mise en quarantaine sans hésiter pendant cinq longs jours, a cuisiné et dormi dans l’usine et a fait preuve d’un incroyable dévouement pour que les commandes soient traitées.
Ce sont des récits de collaborateurs qui ont toujours considéré l’entreprise comme la leur et qui se sont engagés bien au-delà de la mesure habituelle – des histoires de fêtes dans les bureaux le jeudi qui précède le carnaval, appelé le « carnaval des femmes », ou encore celle de la petite Lara Kufferath qui, sur le parking de l’entreprise, déguisée en Winnetou, « menaçait » les collaborateurs avec son fusil d’argent. Une histoire se termine en détention, du moins pour une nuit. Moscou, fin des années 1980 : Dr Stephan Kufferath et le responsable des exportations sont arrêtés sur-le-champ en raison d’un visa mal daté. Le lendemain matin, l’erreur s’explique. « Finalement, nous sommes revenus avec des commandes plus conséquentes que celles auxquelles nous étions habitués », se souvient Stephan Kufferath.